Première fois, chapitre 3 : Retour au calme

Que s’est-il passé quand j’ai tourné la tête ? A priori, le retour au monde réel. Et il fut tout aussi brutal que la façon dont cette… vision s’était imposée à moi.

Je n’étais plus sur la piste de danse, mais dans ce qui avait plutôt l’air de ressembler à une sorte de loge. J’étais étendue sur un sofa, avec au dessus de moi le visage inquiet d’Agathe…

— Qu’est-ce que … Mais où est-ce que je suis ? Qu’est-ce qui s’est passé ? demandais-je en me redressant péniblement.

— Tu t’es évanouie, m’expliqua Agathe en posant une main sur mon épaule. Alain t’avait repérée alors qu’on te cherchait partout. Tu faisais de grands gestes, comme si tu voulais que quelqu’un de la scène te rejoigne, et d’un coup, on t’a vu tomber, enfin plutôt disparaître comme engloutie par la foule déchaînée, tandis que la Madone arrivait sur scène pour souffler ses bougies… On a réussi à te rejoindre tant bien que mal juste à temps pour t’arracher du sol avant que la horde de fans hystériques ne te piétinent. Ici, nous sommes dans les loges… Comment te sens-tu ?

J’étais effarée par ce qu’elle venait de me dire, et pourtant encore imprégnée des images que j’avais vues et des sensations que j’avais ressenties devant la scène.

— Je suis… comme si je venais de m’arracher d’un rêve puissant qui ne se dissipait pas bien, tu vois ce que je veux dire ? Agathe, j’ai vu, j’ai vu … C’était un truc de dingue !! Et au fait,  je suis restée dans les vapes combien de temps ?

— Pas longtemps ! Ça doit faire à peine 5 minutes que nous t’avons ramassée et transportée  ici, j’allais appeler les pompiers en fait, mais tu t’es réveillée à ce moment là. Bon, mais dis-moi ? Qu’est-ce que tu as vu, au juste ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes.

— Agathe… Je vais avoir du mal à t’expliquer ce qui vient de m’arriver. Tu ne me croiras jamais !

— Essaye toujours…

J’étais persuadée qu’elle allait me prendre pour une folle, mais j’avais un besoin urgent de parler de ce que je venais d’expérimenter.  Je lui racontais donc ce qui était encore tout frais dans mon esprit en insistant sur le fait que je n’avais pas ressenti ça comme une hallucination, mais comme quelque chose que j’avais réellement vécu.

— J’y étais, tu comprends ? J’avais froid, très froid ! Je sentais le vent puissant contre moi, je sentais la douleur des rafales de neiges qui me griffaient le visage, le contact avec la peau de cet homme tandis qu’il me tenait fermement la main. La seule chose que je ne captais pas, c’était sa voix.  Il me criait quelque chose que je n’entendais pas…

Agathe, prit un petit instant de réflexion avant de me répondre…

— Comme si tu étais passée dans un monde parallèle en quelque sorte ? me dit-elle, le plus sérieusement du monde…

— Tu ne me prends pas pour une folle, alors ? (J’étais sidérée qu’elle accorde foi à ce que je disais)

— Ben non… Tu n’as rien pris, que je ne sache pas, qui pourrait te donner des hallucinations ?

— Ça ne va pas ? Tu sais bien que je déteste toutes ces choses !!

— Bon, alors pourquoi je te prendrais pour une folle ? Mais c’est vrai, que c’est fou ! Ceci dit, je rêverais de vivre un truc de ce genre… Tu sais, je suis assez au fait de tout ce qui se dit sur les dimensions parallèles et autres choses étranges du paranormal…

— Purée, soufflai-je… J’ai l’impression que notre conversation est encore plus dingue que ce que j’ai vu, finalement. Ecoute, je ne sais pas ce que tu en penses, mais moi, j’ai bien envie de rentrer à la maison. La nuit me portera surement conseil.

— Ok, mais tu es sûre que ça va aller ?

— Oui, je peux rentrer… Mais si tu me dis que tu viens avec moi, je ne serais pas contre !

— Mais je viens avec toi ! Evidemment ! Et je prendrai le train demain pour rentrer, voilà tout…

— Ou… nous parvint la voix d’Alain, je peux venir te récupérer… Enfin, si tu le souhaites, et que Cali veut bien me donner son adresse ?

J’interrogeais Agathe du regard. Elle me répondit de la même façon, que de son côté ça ne posait pas de problème…

— Alors, ok ! Faisons comme ça… Merci Alain, c’est vraiment très gentil…

— Il n’y a pas de quoi ! Je vous raccompagne jusqu’à la voiture de Cali,  ajouta-t-il à l’attention d’Agathe.

« Un vrai gentleman », chuchotai-je, complice, à l’oreille de la dite Agathe, dont le sourire ravi ne quittait plus son visage, tandis que nous le suivions…

En repassant aux abords de la piste de danse, je jetai un bref coup d’œil en direction de la console de Tekdan. Il semblait que rien n’était arrivé… Il était, tel que je l’avais vu au départ, concentré sur ses platines, tout à son art… Comme si nos regards ne s’étaient pas croisés…

Je ne savais pas encore, oh combien je me trompais !

2 commentaires

  1. Cc Excuse moi je n’ai vraiment pas eu le temps d’en lire un seul Mais peux tu me renvoyer le dernier j’ai fait un fausse manip Bisous bisous

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